Un tas de bois au mauvais endroit!


Pas toujours facile d'être sabotier et d'exercer son métier sans gêner les autres!
C'est le cas par exemple du Sieur Ardura, sabotier résidant à Fosseboudot, en Gironde, qui s'est vu remettre une amende pour contravention de grande voirie.

En effet, le 29 janvier 1867, on lui livra un tas de bois qui fût déposé devant chez lui, mais légèrement à cheval sur une partie de la Route Impériale n°137.
Aussitôt, le chef cantonnier de l'époque, le Sieur Dadalin, prit des mesures et lui adressa un procès verbal le jour même, pour entrave à la circulation.
Après délibération et examen des pièces jointes au dossier, on décida qu'il y avait des circonstances atténuantes concernant le sabotier Ardura. Il dût simplement payer cinq francs d'amende.

Ce procès-verbal figure dans les Annales des Ponts et Chaussées, volume 8, consultable en ligne, article n°2456, daté du 16 avril 1868.


Pourquoi ne pas feuilleter vous-même ces annales?
Peut-être retrouverez-vous un ancêtre qui y soit cité?
De plus, il existe un petit moteur de recherche qui vous permettra de taper le nom recherché.

http://www.archive.org/stream/annalesdesponts29annagoog#page/n6/mode/2up

 
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Une peine plus sévère...


Parfois l'inculpation est plus grave. L'un des fils de mon ancêtre Vincent Ardura était sabotier à Blaye. Il s'appelait Arnaud-Philippe, dit aussi Armand-Philippe ou Félix. En 1852, il fût condamné par les commissions mixtes à être transporté à Cayenne. Il y eut un recours en grâce. (voir page 3 pour la suite de l'histoire)
Apparemment le procureur de l'époque était très virulent.

Voici un court extrait issu des Tables de proscription de Louis Bonaparte et de ses complices, tome 2, par Pascal Duprat.


 

Table des proscriptions, p.228, consultable en ligne via Gallica. (BNF)


Retrouvez les 25 autres sabotiers poursuivis en France comme notre Félix aux pages suivantes!!

 

 
 



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